Frères migrants aux Voix vives

Sète, juillet 2017, Festival Voix vives de Méditerranée en Méditerranée



« La poésie chemin de paix », lit-on sur le programme du festival. L’appel se fait entendre dès samedi soir, au parc Simone Veil, lors de la magnifique lecture de <em>Frères migrants</em> de Patrick Chamoiseau par Isabelle Fruleux accompagnée de Zacharie Abraham à la contrebasse, et Laurent Maur à l’harmonica. 

« Les poètes déclarent qu’aller-venir et dévirer de par les rives du monde sont un Droit poétique, c’est-à-dire : une décence qui s’élève de tous les Droits connus visant à protéger le plus précieux de nos humanités ; qu’aller-venir et dévirer sont un hommage offert à ceux vers qui l’on va, à ceux chez qui l’on passe, et que c’est une célébration de l’histoire humaine que d’honorer la terre entière de ses élans et de ses rêves. Chacun peut décider de vivre cette célébration. Chacun peut se voir un jour acculé à la vivre ou bien à la revivre. Et chacun, dans sa force d’agir, sa puissance d’exister, se doit d’en prendre le plus grand soin. »
Vous pouvez découvrir ici la Déclaration des poètes



« Nous sommes toujours contemporains d’une barbarie que nous ne voulons pas voir », dit le lendemain Patrick Chamoiseau. « Politiquement nous avons à construire un nouveau cadre de l’hospitalité, il faut retrouver ce goût créatif d’essayer de comprendre comment pourrait fonctionner un monde où les frontières ne seraient pas de guillotines. »

C’est à la fin d’une année marquée par la visibilité d’un phénomène historique majeur « que cet homme-écriture a rédigé un texte qui est, à son image, à la fois un essai, un poème et un manifeste, un appel et une prière. » Voir ici l’article d’En attendant Nadeau

Lire ici la belle critique de la Librairie Charybde sur Frères migrants

« Les flux migratoires sont comme un réveil du sang de la terre« , disait Patrick Chamoiseau lors d’une interview par Libération

Patrick Chamoiseau qui écrit aussi dans Libération : « Comme l’amour, le bonheur est une compétence de notre imaginaire que nous devons apprendre à développer en nous. Il rassemble nos perceptions, les soulève dans l’ordinaire d’un simple instant. Sa présence (étrangère aux joies grasses qui s’épuisent) peut ne pas se ressentir. Considérons alors cet art : retenir les épiphanies qui amplifient notre sensibilité au seul fait d’être en vie. »

C’est à ces épiphanies que je vous invitais, hier, vous qui m’avez rejointe à l’atelier Flâneries et écriture au fil des Voix vives à Sète

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