Que cette nouvelle année soit belle, que nos lumières vives fassent, ensemble, barrage contre les noirceurs de notre temps !

Je choisis un détail des couleurs de Rothko pour éclairer ce passage vers 2024.
J’y joins cette phrase de Nicolas de Staël :
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« Toute ma vie j’ai eu besoin de penser peinture, de voir des tableaux, de faire de la peinture pour m’aider à vivre, me libérer de toutes les impressions, toutes les sensations, toutes les inquiétudes auxquelles je n’ai jamais trouvé d’autres issues que la peinture ».
Et, invitant une nouvelle fois l’œuvre d’Anne Dufourmantelle dans mes ateliers en vous proposant d’écrire en dialogue avec des extraits de ses livres, je vous confie aussi cette citation d’elle, extraite de Puissance de la douceur :
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« Le raffinement coexiste avec la douceur dans l’artisanat. C’est la manière dont le bois est sculpté, travaillé, la subtilité d’une couleur, le déroulé d’une courbe dans le baroque tardif. La douceur semble incrustée dans le geste, déposée avec lui dans la matière. Il fallait cinq mille couches de laque pour faire un meuble à la cour impériale de Pékin. Il est dit, dans les textes, que le toucher devait avoir la douceur de la pluie et la finesse d’un cheveu d’enfant. Douceur de la soie, du verre poli, de l’argent filé, de la panne de velours, de la peau qui s’en revêt, de l’œil qui les contemple. »
À ma mesure, là où je me trouve désormais, prendre soin des belles forces de vie qui nous animent lorsque nous créons. Transmettre les lumières qui me parviennent lorsque je lis certains livres, ou regarde certaines peintures ; ces lumières reçues à travers les œuvres des autres, reçues aussi lorsque j’écoute les textes nés dans mes ateliers.
Voir l’atelier Écrire avec Anne Dufourmantelle
Vois les 2 week-ends d’écriture ouverts à tou.te.s, en mars et mai