Écrire avec Maylis de Kerangal

Inspiration documentaire de l’atelier

Concevoir un atelier, c’est plonger dans la lecture et, ici, préparant l’atelier Prendre langue avec Maylis de Kerangal, c’est plonger dans son œuvre, penser en dialogue avec ses livres. Avec ses livres, et avec ceux qui parlent de cette langue si singulière qui m’a donné désir de concevoir et proposer cet atelier.

Je glane — sa langue dans ses livres, ce qu’elle dit de son travail dans les interviews, ce qui se dit de sa langue et de ses romans… Ainsi se constitue la collection de l’atelier, comme Maylis de Kerangal constitue, avant d’écrire, une collection d’ouvrages qui irrigueront son écriture : « Une quinzaine de livres collectés dans la bibliothèque (fictions, essais, histoire, documents, guides touristiques, atlas, etc.) ; ces ouvrages mettent en place un circuit puissant, ils n’ont pas de rapport direct avec le livre que je vais écrire, mais en donnent des échos – chacun d’eux porte l’intuition du texte qui travaille. »

Personnages, corps, mouvements. Voix, paroles, langues. Inscription des narrations dans des lieux.

« Si je veux narrer la construction d’un pont alors tous les ponts m’intéressent […] les paysages qu’il peut coordonner m’intéressent […], les techniques de construction et les hommes et les femmes qui le construisent […], la concession du pont […] et donc le compromis, ce qui rend l’action possible et donc ce qui l’arrête, ce qui se négocie et ce qui échoue à l’être, ce qui dure, ce qui passe. […] Le roman colonise ma vie quotidienne (et non l’inverse) je change d’état, je pratique l’analogie à longueur de journée, je suis obsessionnelle [jusqu’à ce que je me dise] voilà, c’est ça, là, ce pont et pas un autre. Autrement dit, pas n’importe lequel mais ce pont-là dont je vais parler. »
Maylis de Kerangal, Devenirs du romans, Éditions Inculte.

Peu à peu, constituant cette collection, l’atelier prend corps. Des réseaux s’établissent de façon souterraine, des liens se tissent… Il ne s’agit ni de donner un cours, ni de transmettre un savoir critique sur l’œuvre. Mais de concevoir le chemin qui permettra, à chaque personne ayant rejoint l’atelier, de Prendre langue en dialogue avec cette œuvre vive, active — qui raconte les vivants au présent, préfère l’immersion sensible au surplomb, saisit la matière hétérogène et pourtant simultanée de ce qui fait l’instant présent… Immersion, propositions, choix, étapes… Quelle esquisse de l’ensemble ?

Ah, encore ceci avant d’y retourner : « Lire c’est entendre, voir, et instaurer un monde pour soi. […] Lire et écrire sont toujours le recto et verso d’une même présence au monde. Parfois, les écrivains disent qu’ils ne lisent pas leurs contemporains. Moi, je ne peux pas écrire si je ne lis pas. A chaque écriture, j’ai une pile de livres à côté de moi. Quand je me déplace, j’ai toujours mes carnets et plein de livres. Parfois, je ne les lis pas, mais je les ai, et c’est important qu’ils soient là. »

Maylis de Kerangal a-t-elle dit ceci lors d’une interview avec Diakritik ou avec Télérama ? A cette heure-ci je ne sais plus. Mais promis : je retrouverai les références des citations pour l’atelier !

Découvrir l’atelier Prendre langue avec Maylis de Kerangal

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