Des histoires et des vies

Comment l’expérience humaine peut-elle s’écrire ?

Vous êtes venues à l’atelier Histoires de vies avec, chacune, un projet différent. L’une désirait écrire la vie de son père, une autre venait écrire la sienne propre, une encore venait avec le souvenir de sa grand-mère et se demandait comment l’écrire, une autre enfin cherchait comment donner forme à son expérience de travail thérapeutique avec les rêves… Vous quatre, pendant cinq jours, venant donner vie de mots à celle ou celui qui demandait à entrer dans la langue par le récit que vous veniez écrire avec moi dans l’atelier.

Il fallait commencer par construire l’écoute. « Quand j’ai dévoilé mon premier texte, j’ai trouvé la bienveillance. Ensuite il a été possible d’écrire car je savais que je ne serais pas mise en danger. » La confiance ne se décrète pas, je l’ai écrit ailleurs, elle se construit si on lui en donne le temps — « La sage femme est une femme sage ! Cette invitation au voyage a été un accouchement. Je suis très touchée par l’éclosion des textes, ce que chacune a exploré et mûri… un tel changement dans les chantiers en 5 jours ! » « Le cadre et la rigueur, alliés à la grande douceur et le respect absolu. »

La confiance, et l’écoute de ce que chacune apporte de singulier, qui se fraye un chemin dans les textes, s’aventure dans les phrases — « écrire c’est risquer » –, se dévoile — « écrire, espace secret, sacré » –, se cherche en dialogue avec les textes d’auteurs qui vous invitent à écrire — « Je venais chercher une technique pour écrire une vie, enfin, c’est ce que je me disais. Il a fallu cette approche guidée par cercles concentriques pour écrire sur mon père disparu. »

Écrire, écrire… et prendre le temps d’entendre les textes, d’en parler.
Combien en avons-nous partagé, de mots autour de vos textes ? « J’ai appris ce que j’avais à apprendre pour que tu puisse naître dans les mots. » Et combien de questions ? « Qu’est-ce que je suis la seule à pouvoir écrire ? » Questions à soi-même, écrivant ; questions à celle ou celui qui est devenu votre personnage dans l’atelier. « As-tu jamais su ce que tu as donné, toi qui a si peu reçu ? ». Questions et partage ont peu à peu validé vos démarches de création. « Tu es apparu par bribes. » « J’ai enfin reçu l’autorisation à être créative après avoir toujours rêvé de l’être. »

En compagnie d’auteurs comme Pierre Michon, Pierre Bergounioux, Annie Ernaux et combien d’autres, vous avez saisi un peu de la vérité d’une vie en explorant le champ d’investigation qu’offre l’énigme du moi (Milan Kundera). « Les lectures nous nourrissent. On apprend le métier en faisant à la manière de… Chacune a trouvé son chemin à partir des mêmes propositions. » « J’ai appris ce que j’avais à apprendre pour que tu puisse naître dans les mots. »

« J’ai très vite compris que si j’acceptais de me dévoiler je gagnerais beaucoup. Je comprends que le processus dépasse la méthode. Les mots ont parlé pour moi. »


notre atelier


« Nous marchons dans les rues d’Aurillac, il a plu. Avant d’arriver j’ai repéré l’adresse des bâtiments du Conseil Général, dans une petite rue. J’aurais voulu un beau lieu, chaleureux, douillet, des sols moelleux, des canapés confortables, mais ce sera un bureau anonyme, au mobilier métallique, l’éclairage au néon, un sol de dalles plastique. Nous attendons, comme on attend aux guichets des administrations. Cela paraît incongru, je voudrais autre chose. Un accueil à la hauteur de l’événement. Je voudrais que ceux que je croise devinent, qu’ils comprennent ce que je suis venue faire ici : consulter le dossier de ma grand-mère, son dossier d’enfant de l’assistance publique. « Ta grand-mère était de l’assistance », comme on disait dans ma famille. B. m’accompagne. Je ne voulais pas venir seule mais tandis que nous attendons côte à côte je me surprends à regretter sa présence. Il est maintenant comme un intrus dans cette découverte, même si je me souviens que nous avons choisi la date de cette rencontre ensemble pour qu’il puisse m’accompagner. Mais là, à l’instant, je n’ose pas lui dire que je voudrais qu’il parte. Je serre sa main, il me sourit et se plonge dans sa revue.
Mon nom retentit dans le couloir et une femme s’approche de nous, nous sourit, se présente. Je reconnais sa voix, nous nous sommes parlé à plusieurs reprises ces derniers mois. C’est elle qui a précipité les événements. (J’ai tant tergiversé, annulé des rendez-vous successifs, trouvé mille prétextes pour renoncer à cette rencontre.) Car elle va, me dit-elle, devoir rendre le dossier aux archives dont elle l’a extrait presque un an auparavant. Et je devrai recommencer la même démarche, écrire, attendre. Et je vois ma grand-mère disparaître à nouveau dans les allées immenses emplies des dossiers des milliers d’enfants au même destin qu’elle.
C’est étrange, elle n’est plus enfant, l’image qui surgit est celle d’une photo prise par B. vingt ans auparavant, sa main dans la main d’un de mes enfants. Ils nous tournent le dos. J’ai toujours la photo. Mon fils tient sa canne, presque aussi haute que lui. Surgit alors l’impression de l’abandonner, d’être allée la chercher, de lui tendre la main et puis de la lâcher, la laissant retourner au néant. Nous suivons la femme qui nous fait entrer dans un bureau sans fenêtre éclairé par un néon à la lumière vive. Des émotions contraires m’envahissent. Je voudrais un moment, quelques minutes, quelques secondes, comme un temps de recueillement. Mais je n’ai pas le temps. Au centre du bureau, il y a un dossier de carton portant un numéro et son nom inscrit en grandes lettres penchées, écrites à la plume, 102 ans auparavant. Antoinette C. Je prononce son prénom intérieurement. Antoinette, ma douce grand-mère morte depuis 11 ans.
Je suis venue la retrouver ici, venue capter cette part d’elle que je ne connais pas, tenter de percer le mystère, entrer dans cette nébuleuse, ce chaos de ses premiers jours, pour comprendre. Je manifeste ma surprise, son dossier est épais, il y a apparemment des dizaines de documents. La femme me dit que je peux choisir ceux que je veux reproduire à la photocopieuse, que je ne pourrai pas tous les récupérer. Je suis déçue mais B. propose de tous les photographier, un à un. Comme ça, je les aurai dans la couleur d’origine. Je l’aime. Il a compris. Je ne veux plus rien laisser d’elle ici. Tout emmener avec moi. Personne à part lui ne sait que nous sommes là, c’est notre expédition secrète. Pendant ces quelques heures, Antoinette m’appartient, à moi seule. Tant pis pour les autres, tant pis pour tous ceux qui n’ont rien voulu savoir, rien voulu chercher à comprendre. J’ai envie de les punir, de ne rien partager. Un flot de larmes tente de forcer le barrage mais en deux profondes respirations, je le réprime. Je caresse le dossier, regarde cette couverture claire, sépia, usagée. La dernière fois qu’il a été ouvert, ma grand-mère se mariait, majeure depuis un jour. Depuis, plus rien. Savait-elle seulement qu’il y avait un dossier ? C’est à mon tour de me sentir intruse. De quel droit ?
Je pense à ces histoires que j’ai lues aux enfants quand ils étaient petits où des personnages sortaient des livres. Je sais ce que je cherche, je cherche les traits de ce bébé qu’elle était et mon visage bébé se superpose au sien. Je suis venue la retrouver, je suis aussi venue me trouver. »
F. L-P


vies 1


« Je viens d’un pays sauvage, d’une terre âpre qui ne cesse de s’affirmer et qui impose ses humeurs. Nous, les québécois, nous avons dû nous cramponner, payer le prix, devenir ingénieux, entêtés pour la conquérir. Nous sommes des survivants teigneux, besogneux, jaloux de nos conquêtes. Nous sommes de ceux qui dosent l’effort à la hauteur de leurs rêves. Accrochés à ce bout du monde, nous résistons. Saison après saison, nous avons gagné notre place sans jamais renoncer, parfois en reculant pour reprendre notre élan. Nous tenons.

Et toi, mon père, tu en es. Tu as grandi au pied de la montagne usée par ces luttes de géants qui s’affrontent depuis les temps anciens. Tu t’es imprégné de cet amour/haine des gens d’ici pour cette terre. Tu t’es imprégné de l’odeur changeante des bois au gré des saisons. Tu as répondu au flux puissant d’énergies qui te traversaient pour inventer, faire corps avec ta terre, à ta mesure. Tu as lutté – et même si chacune de tes réalisations grevait un peu ta résistance, inlassablement tu as poursuivi ton rêve de bâtisseur.

C’est au plus près des arbres que tu as débuté ta vie d’homme. Homme des bois pour les connaître, les apprécier, les transformer. Rude métier que celui des chantiers où l’hiver impose sa loi, où la rudesse du climat s’accorde à la rudesse des hommes ! On y grandit vite, on s’y forge le caractère. Toi, c’était bien ton but quand tu as fait ce choix. On destinait l’autre, ton frère aîné, à un grand destin ; pour toi rien n’était prévu. Tu as manié la hache, tiré les trains de bois à la rivière. Tu t’es souvent écroulé, le nez dans ta gamelle le soir au bord du poêle. Et quand tu rentrais, c’était la ferme qui te happait. Prendre le relais aux champs, nourrir les animaux, entretenir les bâtiments. Tu rêvais de bien d’autres choses, tu avais soif d’être reconnu, admiré autant que l’autre. Lui, il n’a pas connu les mains gercées, les pieds gelés ; il était promis à la prêtrise. Il a bien accepté les grandes études en ville mais quelque part en chemin, la vocation s’est perdue. Toi, tu as poursuivi tes saisons laborieuses. Tu t’es tenu loin, tu as appris la valeur de l’argent que tu gagnais.

Tu aurais peut-être choisi d’y revenir si l’impatience d’un jour, l’imprudence d’un geste ne t’avait privé de tes forces pour une longue traversée. C’était au printemps, au retour d’une saison éprouvante où le poids du métier te taraudait encore plus qu’avant. Tu n’avais plus rien à prouver là-haut. Tu cherchais une issue qui te sortirait de cet enfermement. Tu n’avais pas une vision claire de ton envie et la scierie t’offrit une alternative. Prendre les billes de bois, les coucher sur le banc de scie en les poussant vers la lame était à ta portée. Tu y retrouvais l’odeur du bois. Ce travail te convenant, tu t’y voyais prospérer.

Tu n’avais pas prévu qu’un jour une lame folle quitterait son logement pour s’attaquer à toi. Tu n’avais pas entrevu les mois de souffrance et la peur de perdre ta jambe, les opérations, les découragements et cet incessant questionnement : comment fait-on pour gagner sa vie quand on est estropié ? »
Lisette


vies 3


« C’est novembre sous les tropiques, avec dans ses bagages le lourd passif de l’année écoulée, mais surtout la promesse assurée de l’été. Pour l’occasion Marie a remis sa robe de première communion. Elle porte des gants transparents et élégants. Ils lui donnent chaud. Sur la tête, la couronne de fleurs blanches, mais elle n’a pas remis le voile. Ce serait mal venu. La mariée, c’est Brigitte et elle épouse le père de Marie. Marie est la fille d’honneur. Elle tient un joli petit panier garni d’un coussinet en taffetas blanc.
L’église de la Visitation à Vacoas est pleine à craquer parce qu’il y a trois familles rassemblées, deux qui se connaissent déjà et une troisième, celle de Brigitte. Marie est impatiente d’ouvrir le cortège nuptial avec Yves, le petit cousin choisi comme garçon d’honneur. Aujourd’hui elle doit être parfaite et jouer son rôle avec assurance.
L’église dessine sa géographie de mariage, chaque famille se resserrant dans ses bancs pour ne pas franchir les frontières invisibles et semer le chaos. Chacun à sa place et rien qui dépasse. Marie s’installe au premier rang à côté d’Yves. Elle considère avec appréhension ses mains gantées qui commencent à transpirer.
Au moment de la quête, elle se lève sur un signe de Camille, la sœur de sa mère. Elle a répété cette scène une fois déjà. Elle doit descendre le long de la nef centrale et proposer le panier aux invités, banc après banc. Elle doit attendre que le panier revienne avant d’aller à la prochaine rangée. La nef est longue et les invités nombreux mais tout va bien. Elle parvient à finir son office. Le panier est maintenant lourd, avec toutes les pièces de monnaie et quelques billets qui tanguent dangereusement à la surface.
Marie s’applique et remonte la nef. Elle sent que sa gorge se noue et ses mains se mettent à trembler. Dans le chœur, son père et Brigitte son assis côte à côte. Son père se tient droit comme d’habitude, dans la posture du policier prêt à défendre quiconque serait en danger. Il n’est pas en uniforme aujourd’hui et le col net de sa chemise laisse apparaître sa peau très brune. La robe de Brigitte est toute en dentelle. Elle n’est pas doublée aux manches et l’on devine ses bras fins et dorés sous les motifs en relief. De longues boucles soyeuses tombent en cascade sous son voile de tulle. Le bas de la robe est évasé et dépasse du prie-Dieu comme une grande fleur contrariée.
Au moment d’atteindre le chœur où elle doit reverser le contenu du panier, Marie sent celui-ci lui échapper. Les billets s’envolent et les pièces, lourdes et sales, chutent avec grand fracas sur le marbre blanc de l’église. Marie sent monter les larmes lorsque les mariés se tournent vers elle. Elle cherche désespérément des yeux Camille qui s’est, tout de suite, précipitée et l’aide à tout ramasser. Les pièces ont roulé dans toutes les directions. Avec leur robe de cérémonie, elles doivent se pencher pour les retrouver, une à une. Marie tente d’enlever ses gants délicats mais ils lui collent à la peau et le temps presse. Elle ramasse les pièces en toute hâte. Les gants sont tachés.
Marie se sent penaude. Elle a l’impression d’avoir gâché la fête ou, en tous cas, d’y avoir apporté une note discordante. Comme si les discussions familiales s’étaient immiscées jusque dans ses mains gantées pour jeter le trouble. Avant le mariage, chacun y est allé de son appréciation ou de ses réserves. Camille sentait que ce mariage était tout bonnement une trahison à la mémoire de sa sœur. Hortense, l’autre tante de Marie, était plus conciliante et approuvait le fait que son beau-frère puisse retrouver le bonheur.
Lorsque la marche nuptiale retentit, les mariés se lèvent. Marie et Yves les rejoignent sur la grande marche qui sépare le chœur du reste de l’église. Marie ne sait pas comment se tenir pour la photo de mariage. Le flash l’éblouit. La nuit remplace, tout à coup, le jour dans ses yeux. Il lui faut quelques secondes pour retrouver la vue.
Dehors, sur le parvis les invités s’égaillent. On entend des rires un peu contenus. Marie retrouve Camille et la prend par la main. A travers les gants qu’il va falloir bientôt enlever, elle sent la pression et la chaleur rassurantes de sa présence. Elle ne sait pas si elle doit embrasser son père et Brigitte et les féliciter comme les autres. C’est étrange non, d’assister au mariage de son propre père ? »
Danielle Palmyre


vie 4


« Dans le métro qui la mène chez N.B., Monica ne peut empêcher le tourbillon mental qui l’assaille malgré les longues respirations qu’elle fait pour tenter d’apaiser les questions/réponses/associations d’idées qui fusent de son nouvel univers. Et dire qu’en France une loi interdisait l’interprétation des rêves jusqu’aux années 30 ! Ces outils de guérison formidables qui pourraient apaiser tant de souffrance et même économiser de l’argent à la sécurité sociale. Monica pense que la société ne tourne pas bien rond ; ses amis, eux, pensent qu’elle est de plus en plus perchée.
Elle arrive chez N.B. – analyste Junguien – avec qui elle travaille depuis peu, mais qui la fascine de plus en plus par ses interprétations magistrales… elle l’a affectueusement baptisé le « Maître de ses Rêves ». Ils sont assis face à face silencieux, solennels chacun avec ses notes sur les genoux. Il la regarde les yeux mi-clos, un demi sourire au coin des lèvres : « quand vous êtes prrrrrête, SVP, lisez moi votre rêve ! »
Il roule les « r » car il n’a pas perdu l’accent de sa Hongrie natale qu’il a quittée vers 18 ans à la révolution. Il porte en lui les secrets, les souffrances et l’élégance d’une époque disparue. Monica s’éclaircit la voix, hésite, puis le rêve jaillit comme un jet :
« Je suis dans un ascenseur qui monte et descend sans s’arrêter. Je me couvre car je porte quelque chose de transparent. L’ascenseur s’arrête au 5ème étage, je dois rejoindre le 4ème à pieds ; dans l’escalier de secours je vois une ado cheveux courts et racines apparentes qui fume. J’arrive dans ma chambre spacieuse, ça sent la poussière. La fenêtre est cassée, il y a de vieux stores abimés entre lesquels est posé un rideau. En haut sur les toits un Mickey géant saute de building en building. Un homme basané se plaint de son travail : il doit tendre des fils entre les édifices pour que Mickey puisse mieux passer. »
Pendant sa lecture elle le voit suivre le texte en griffonnant avec ses stylos de couleur, tantôt il entoure de rouge, tantôt il souligne de vert ou fait des flèches en bleu. Une fois qu’elle a terminé il hoche la tête et sourit avec bienveillance : « Ahaha » dit-il, « alorrrs on y va ! »
Il commence par la liste des associations : « c est quoi un ascenseur pour vous ? c’est quoi fumer ? C’est qui cette fille ? quel âge a-t-elle ? connaissez vous cette chambre ? »
Cette partie de la séance est toujours celle qui énerve le plus Monica ; ces questions en apparence innocentes mais si difficiles à répondre. Elle attend avec impatience le moment ou il va, comme un traducteur magicien, l’aider à comprendre le langage symbolique des rêves — impénétrable et « vertigineusement ancien » dixit le Maitre.
Il commence sa lecture alchimique non moins évidente à comprendre :
« La maison représente la structure psychique, en montant les étages on accède aux niveaux supérieurs de la conscience… et cet ascenseur détraqué représente ou vous en êtes de votre vie actuellement… vous aimeriez aller à un niveau plus élevé et être dans la clarté mais vous redescendez au 4ème que l’on pourrait associer au 4ème chakra celui du cœur… Le monde des sentiments, vieillot, plein de poussière. La fenêtre est la vision du monde. Vous vous permettez de vous montrer transparente mais encore un peu cachée derrière les rideaux pour vous protéger. Entre les 2 étages se trouve la délinquante intérieure qui se donne le plaisir interdit.
Mon conseil : allez lui parler et fumer un joint avec elle tout en vous limitant pour éviter les ravages. Nous irons la retrouver lors d’une prochaine imagination active pour voir ce qu’elle a à vous dire. »
Monica Jund


vies 2

Les ateliers c’est par ici

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